
Étude de cas
Centre d'excellence Agritech & Agribusiness
Le défi : combler le déficit de compétences à Madagascar
Madagascar fait face à d'importants obstacles au développement de sa main-d'œuvre. La population jeune croît continuellement, sans disposer de compétences pratiques adaptées à l'emploi, en particulier dans l'agriculture.
- Une économie informelle : « plus de 97 % des emplois à Madagascar sont informels », soulignant le besoin urgent de développement de compétences formelles et de création d'entreprises.
- Une déconnexion agricole : l'éducation agricole échoue souvent à se connecter aux réalités du marché de l'emploi, laissant les diplômés sans emploi ni voie entrepreneuriale.
- Une crise de l'emploi des jeunes : avec 40 % de la population de moins de 15 ans, environ 300 000 jeunes entrent chaque année sur le marché du travail sans accès à une formation agricole formelle.
Direction stratégique : un partenariat gouvernemental
L'approche de MORIM privilégie une collaboration authentique avec le Ministère malgache de la Formation Technique et Professionnelle (METFP), plutôt que d'imposer des solutions externes, garantissant des interventions localement adaptées et durables.
Innovation du modèle financier
Face au faible pouvoir d'achat des familles, le centre évite la dépendance traditionnelle aux frais de scolarité. Les revenus proviennent de la production et vente de produits agricoles à haute valeur, de services commerciaux (location d'équipement, analyse de sols, conseil), de l'incubation d'agripreneurs avec prise de participation, et de frais de scolarité complémentaires garantissant l'accessibilité.
La solution : un modèle de partenariat public-privé
Pilier 1 : un véritable partenariat public-privé
Intégration à la stratégie nationale via une collaboration directe avec le gouvernement, garantissant que le centre soutienne les objectifs de formalisation et de création d'emplois.
Pilier 2 : le modèle « Apprendre en produisant »
Les étudiants génèrent des revenus réels tout en développant leurs compétences. Le curriculum couvre : agritech et agriculture intelligente, agribusiness et entrepreneuriat agricole, transformation alimentaire et agro-industrie, maintenance des équipements agricoles, gestion durable des ressources naturelles, commerce, logistique et export agricoles. La formation privilégie 75 % de pratique, complétée par la gestion d'entreprise, l'entrepreneuriat et l'anglais.
Pilier 3 : l'incubateur d'agripreneurs
Le centre favorise les entreprises portées par les diplômés en connectant les entrepreneurs à la formation, aux institutions financières et aux acteurs établis du secteur.
Impact stratégique
Le modèle atteint l'autosuffisance financière grâce à la production interne, aux services commerciaux et aux partenariats, réduisant la dépendance aux subventions publiques tout en restant réplicable à travers les régions africaines. L'approche s'aligne avec la Stratégie Nationale de Formation Agricole et Rurale (SNFAR) de Madagascar.
Transformation des talents
Bâtir des écosystèmes de compétences agricoles durables
MORIM conçoit des modèles de formation par compétences autosuffisants, alignés sur les priorités économiques nationales.
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